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Les successions écologiques au sein des forêts

Tous les écosystèmes souffrent de perturbations qu’ils sont continuellement capables de compenser. Ces perturbations qu’elles soient d’origine naturelle ou anthropique telles que les coupes à blanc dans les forêts initient le processus de « successions écologiques ». Il s’agit d’un processus dynamique et prédictible qui correspond au remplacement des espèces végétales et à la complexification de la structure d’une communauté. Cela se traduit par une série de stades au cours du temps, caractérisés par la structure et la composition de la communauté, afin d’aboutir en théorie à un état stable appelé climax.

Les types de successions écologiques

On distingue deux types de successions écologiques : la succession primaire qui s’oppose à la succession secondaire. En effet, la première catégorie se fait sur une surface n’ayant jamais porté d’organismes, tandis que la deuxième se fait sur une surface ayant déjà porté des organismes, mais qui a subi une perturbation. On s’intéresse aux successions écologiques secondaires qui ont lieu suite à une action humaine. On les qualifie donc d’allogéniques, c’est-à-dire qu’elles « résultent de l’influence de facteurs perturbateurs d’origine extérieure à l’écosystème ». A l’inverse, une succession autogénique qualifie une succession « provenant d’un processus biotique s’exerçant à l’intérieur de l’écosystème ». L’objectif des scientifiques est de mettre en évidence ces processus de succession en étudiant la végétation terrestre de forêts gérées.

Les hypothèses des scientifiques

On peut donc se demander comment identifier et caractériser les stades successionnels et en quoi les stratégies d’adaptation des espèces végétales sont-elles différentes pour un stade donné ? Une première hypothèse serait que les régimes de perturbations dus aux activités humaines produisent un milieu complexe reflétant un stade successionnel où les espèces végétales s’y développant sont adaptées aux nouvelles conditions environnementales.
Une deuxième hypothèse serait que les espèces dominantes des différents stades sériels montrent des réponses adaptatives différentes illustrant une différence de croissance et de survie. Une autre serait que la diversité végétale de la communauté se modifie au cours de la succession. Enfin une dernière serait que le stade successionnel tenant le plus grand nombre d’espèce serait également celui présentant le plus de niches écologiques.

Suzanne Goguillot

Biologiste ayant fait ses études à Dijon, je suis passionnée de pâtisserie et par les plantes. L'écologie est mon domaine scientifique préféré.

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