Le mystère de la larve monstrueuse…

Un serpent de mer biologique vieux de 200 ans résolu!

Durant deux sciècles cette larve bizarre normée Cerataspis monstrosa a été retouvée dans l’estomac des dauphins et de nombreux poissons (Miam!). Mais bien que les scientifiques soient surs qu’il s’agissent d’une larve, la forme mature de cet animal n’avais jamais été découverte! Comme si l’on avait une chenille sans jamais retrouver de papillon! Plutôt frustant…

Grâce à des analyses des séquences d’ADN de la bestiole une équipe de scientifiques d’un laboratoire de l’université Geoges Washington ont enfin découvert l’identité de l’a forme adulte de Cerataspis monstrosa. Mais alors qu’en est il?

Les biologistes ont rarement pu observer Cerataspis monstrosa en pleine mer, mais la bestiole est par contre commune à l’intérieur de nombreuses espèces marines à travers le monde. Et ce aussi bien dans les espèces de surface que d’autres plus pélagiques. Malgrès cette large répartition aucune forme adulte de Cerataspis monstrosa n’a pu être découverte au cours des 200 dernières années!  Une des hypothèses était que la forme adulte ressemblerait à la larve tout en étant bien moins nombreuse, se noyant ainsi dans la masse des larves, et rendant son identification compliquée. Une autre hypothèse était que la forme adulte vivrait dans un milieu très différent, rendant la mise en relation avec la larve difficile. Et pour cause il a fallu deux siècles pour élucider le mystère!

La solution… Qu’est ce que cet animal?

Récemment des études ont montré un lien entre Cerataspis monstrosa et une espèce de crevette pélagique nommée  Plesiopenaeus armatus. C’est la que le biologiste Keith Crandall et son laboratoire entrent en jeux. Ils ont utilisé des analyses d’acides nucléiques (ADN) et ont comparé les gènes de ces deux espèces. Et ont pu confirmer que là où l’on voyait 2 espèces il n’y en avait en fait qu’une seule! Mystère biologique résolu!

Ces biologistes écologistes ont ainsi montré une fois de plus la puissance du diagnostic moléculaire face aux techniques anatomiques et physiologiques classiques. La progression rapide des techniques de séquençages et d’alignement de séquences ont permis cette mise en relation de la larve et sa forme mature, et il y a fort à parier que cela n’aurait pas été possible il y a seulement 10 ans en arrière!

Et maintenant imaginez donc ce que la biologie pourra faire d’ ici 10 ans vu l’évolution des techniques moléculaires!

En tout cas voilà une petite histoire sympathique pour briller devant vos profs lors de la dissection de la crevette!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

*