Mise à jour le 01/02/2026
Longtemps considéré comme un “graal” de santé mondiale, le vaccin contre le paludisme devient une réalité de terrain. Deux vaccins sont désormais recommandés et déployés : RTS,S (Mosquirix) et R21. Que sait-on vraiment de leur efficacité ? Pourquoi parle-t-on autant du déploiement 2025–2026 ? Et comment expliquer ces chiffres sans simplifier à l’excès ?
Le paludisme est une maladie complexe : parasite, moustique, immunité partielle, réinfections possibles. Un vaccin “stérilisant” (qui empêcherait toute infection) est très difficile. L’intérêt de RTS,S et R21 est ailleurs : réduire les formes cliniques, en particulier chez les jeunes enfants, là où l’impact sur la mortalité et les hospitalisations est maximal.
Selon l’OMS, les deux vaccins sont sûrs et efficaces, et tous deux sont préqualifiés. Les essais de phase 3 montrent une réduction des cas de paludisme de plus de 50% durant la première année après vaccination, période où le risque de formes graves et de décès est élevé.
L’OMS rapporte aussi un résultat important du programme pilote (RTS,S) mené sur plusieurs années : une baisse de mortalité chez les enfants éligibles à la vaccination, et une diminution des hospitalisations pour paludisme sévère.
Après les pilotes, le passage à l’échelle se fait à un rythme inhabituel : davantage de pays introduisent le vaccin, parfois d’abord dans certaines régions (subnational) avant l’extension.
La baisse des prix et les achats groupés jouent un rôle clé : plus le coût par dose diminue, plus la couverture peut augmenter. C’est un point central car la protection vaccinale s’ajoute aux moustiquaires, au diagnostic rapide et aux traitements, sans les remplacer.
Le paludisme est un excellent cas d’école pour comprendre :
Côté pédagogie, l’étude de frottis sanguins (ou de préparations microscopiques non pathogènes en contexte scolaire) est souvent l’occasion de travailler la microscopie et la préparation d’échantillons. Pour vous équiper : lames de microscope, lamelles couvre-objet et blouse blanche.
Ils n’ont pas été comparés directement dans un essai “face à face”. Les deux sont considérés comme sûrs et efficaces. Le choix dépend souvent de paramètres pratiques (approvisionnement, coût, organisation du programme).
Non. Les meilleurs résultats sont obtenus quand plusieurs stratégies sont combinées : prévention (moustiquaires, pulvérisation), diagnostic, traitement, et vaccination.
Dans certaines régions, la transmission est très liée à la saison des pluies. Adapter le calendrier vaccinal et les autres mesures à cette saisonnalité peut maximiser l’impact.
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